
Le 22 octobre 2026, la Police nationale des Alpes-Maritimes a diffusé un appel à témoins pour identifier et localiser l’auteur présumé de l’agression du gérant du magasin Micromania, situé au 35 avenue Jean-Médecin à Nice. Les faits se sont produits le samedi 17 octobre 2026, vers 17 h 30, en marge d’une manifestation contre la vie chère qui a dégénéré en violences et pillages dans le centre-ville.
Selon les informations de la police, le gérant, Pierre Collin, a été violemment frappé dans le dos par un individu alors qu’il tentait de s’opposer au pillage de sa boutique. Les images de la scène, largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent un homme de corpulence fine, vêtu de noir et coiffé d’une cagoule mal ajustée qui laisse apparaître une partie de son visage. Deux photographies de ce suspect accompagnent l’appel à témoins officiel.
La séquence a rapidement fait le tour des médias français et internationaux. Sur les vidéos, on voit Pierre Collin se placer devant l’entrée de son magasin, déjà endommagé, pour empêcher des individus d’y pénétrer. Alors qu’il tourne le dos, l’un d’eux lui assène un coup de pied dans le dos, le projetant au sol au milieu des débris de verre et des objets éparpillés. Il se relève ensuite et tente de reprendre sa position, sous les jets de projectiles. La boutique a finalement été pillée, comme une quinzaine d’autres commerces de l’avenue Jean-Médecin ce jour-là (enseignes de vêtements, chaussures de sport ou téléphonie notamment).
Pierre Collin, surnommé sur les réseaux sociaux le « Goku français » en raison d’une affiche Dragon Ball visible dans son magasin, a relativisé son statut de symbole. Dans plusieurs interviews, il a déclaré ne pas vouloir être « la figure de proue d’un mouvement » et a affirmé n’avoir fait que se trouver « là ». Il a précisé n’avoir souffert que d’une entorse et de quelques égratignures, tout en insistant sur le traumatisme vécu par les familles et passants pris au milieu des affrontements. Il a également mis en garde contre des cagnottes lancées en son nom sans son accord.
L’appel à témoins invite toute personne susceptible d’apporter des éléments utiles à l’enquête (ouverte pour violences volontaires) à contacter la Police nationale des Alpes-Maritimes au 04 92 17 20 63. Les enquêteurs diffusent les images sur les réseaux sociaux afin de faciliter l’identification du suspect, qui restait introuvable cinq jours après les faits. Des interpellations ont par ailleurs eu lieu dans le cadre des violences du 17 octobre à Nice, mais l’auteur de cette agression spécifique n’avait pas encore été retrouvé au moment du lancement de l’appel.
Cet épisode s’inscrit dans le contexte plus large des débordements qui ont accompagné les mobilisations du 17 octobre dans plusieurs villes françaises, avec des scènes de pillages et de violences urbaines qui ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, notamment via le hashtag #BalanceTonPilleur.