
Trois jours après la sortie de Bass Persuades, le dixième album de Miley Cyrus, une polémique inattendue agite le monde de la musique. Amanda Lear, icône du disco européen et ancienne muse de Salvador Dalí, affirme que le titre « Redlights » reprend la mélodie et la rythmique de sa chanson « The Sphinx », publiée en 1978.

L’album de la star américaine est sorti le 18 septembre 2026. « Redlights », sixième piste du disque, coécrite par Miley Cyrus et Michael Pollack, a immédiatement attiré l’attention des fans d’Amanda Lear. Ces derniers ont contacté l’artiste française pour lui signaler une ressemblance qu’ils jugeaient flagrante.
Dimanche 20 septembre, Amanda Lear a publié sur Instagram une photo de la pochette de Bass Persuades accompagnée d’un message sarcastique : « Merci Miley pour avoir copié ma chanson The Sphinx, je suis flattée. » Les hashtags #ripoff et #copycat ne laissaient aucun doute sur le ton de l’accusation.
« La même mélodie, la même rythmique »
Interrogée par Le Parisien, Amanda Lear a précisé sa position. Selon elle, son producteur et sa maison de disques Universal ont comparé les deux morceaux, notamment à l’aide de ChatGPT, et parlent d’un « plagiat total ». « C’est la même mélodie, la même rythmique. Elle a changé les paroles, évidemment, mais c’est indéniable que c’est très inspiré », a-t-elle déclaré.
La version de Miley Cyrus est plus rapide. « The Sphinx », extraite de l’album Never Trust a Pretty Face, est un titre disco plus lent, à la voix grave caractéristique d’Amanda Lear. Plusieurs médias notent toutefois qu’en accélérant le morceau original, certaines variations mélodiques réapparaissent.
Amanda Lear, qui dit aimer le travail de Miley Cyrus, affirme que la chanteuse américaine connaît son répertoire. « Elle a déjà mis mon titre dans sa liste Spotify. On sait qu’elle est fan de moi », a-t-elle assuré.
Ni procès annoncé, ni silence total
L’artiste française insiste sur le fait qu’elle n’est pas procédurière. « Moi, j’ai simplement signalé la situation en remerciant Miley Cyrus et en ajoutant que j’étais flattée. Je n’ai jamais menacé de procès ou de représailles », a-t-elle précisé à l’AFP.
En revanche, Universal, propriétaire des droits de « The Sphinx », et les éditeurs du titre doivent contacter le label de Miley Cyrus. Deux issues sont évoquées : un arrangement à l’amiable, éventuellement avec un crédit, ou une procédure judiciaire « à l’américaine » qui pourrait durer longtemps. Amanda Lear dit préférer la première option.
Miley Cyrus n’a pas réagi sur les réseaux
À ce stade, Miley Cyrus n’a publié aucun message concernant cette accusation. Ni elle ni son entourage n’ont répondu publiquement à Amanda Lear ou à sa maison de disques, selon les informations disponibles lundi 21 septembre en fin de journée.
La chanteuse américaine a pourtant été active sur les réseaux sociaux pour promouvoir Bass Persuades. Elle a notamment présenté « Redlights » comme l’un de ses titres préférés : « REDLIGHTS is one of my favorite records I’ve released to date. It’s got my favorite ingredients both heartbreaking and euphoric. »
Son silence contrastait avec l’agitation en ligne, où fans des deux artistes s’opposaient déjà.

Un débat encore sans expertise indépendante
Aucun musicologue ou expert juridique indépendant n’a encore publié d’analyse détaillée. L’affaire est trop récente. Les avis restent donc ceux des intéressés, des fans et de quelques journalistes qui ont écouté les deux titres.
Certains auditeurs estiment que la ressemblance est réelle, au moins dans l’atmosphère et certaines lignes mélodiques. D’autres considèrent qu’il s’agit d’une simple coïncidence ou d’un air trop générique pour constituer un plagiat. Un commentaire fréquemment cité rappelle qu’« il faut qu’une chanson soit connue pour qu’on puisse la plagier » et que de nombreux titres disco des années 1970 partagent des structures similaires.
Amanda Lear n’en est pas à sa première polémique, et Miley Cyrus non plus. La star américaine a déjà été confrontée à des accusations de similitudes, notamment autour de « Flowers ». Rien n’a encore été tranché juridiquement dans le cas présent.
Pour l’instant, l’affaire reste au stade de l’accusation publique et des discussions entre labels. Amanda Lear a choisi l’ironie plutôt que la colère. Miley Cyrus, elle, n’a pas encore pris la parole. Entre arrangement, silence et éventuelle procédure, la suite se jouera désormais dans les bureaux des maisons de disques.