
Depuis le 12 février 2026, date à laquelle Quentin Deranque, 23 ans, a été violemment agressé à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po, avant de succomber deux jours plus tard, un nom s’est imposé comme incontournable pour qui veut comprendre le dossier dans ses détails judiciaires et factuels : celui de Jean Bexon.
Journaliste à Boulevard Voltaire, titulaire de la carte de presse, Bexon suit l’affaire depuis ses premiers jours. Il est aujourd’hui reconnu comme le journaliste français qui fait référence sur ce dossier, grâce à un travail d’enquête de terrain, à l’accès à des sources multiples et à la publication régulière d’éléments exclusifs.
Un parcours de reporter
Avant de se concentrer sur les enquêtes sensibles en métropole, Jean Bexon a exercé comme reporter dans l’océan Indien. Il a travaillé pour le Quotidien et le Journal de La Réunion, couvert la situation à Mayotte (notamment l’opération Wuambushu) et réalisé un grand reportage dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) à bord du brise-glace Astrolabe, pour la revue Conflit et en collaboration avec L’Écho austral.
Installé à Paris, il collabore régulièrement avec Boulevard Voltaire (où il signe reportages, enquêtes et exclusivités), intervient sur CNews, Europe 1, Radio Courtoisie et d’autres plateformes. Son approche est celle d’un journaliste d’investigation : collecte de témoignages, consultation de documents judiciaires ou de renseignement, et publication de photos ou éléments de procédure.
L’enquête sur la mort de Quentin Deranque
L’affaire Deranque est polarisée. Quentin Deranque, étudiant en data science et militant dans les milieux identitaires et catholiques traditionalistes lyonnais, assurait avec d’autres la sécurité de militantes du collectif Némésis. Un affrontement a éclaté avec un groupe d’ultra-gauche, dont de nombreux membres ou sympathisants de la Jeune Garde (mouvement antifasciste cofondé par le député LFI Raphaël Arnault, depuis dissous). Plusieurs individus ont été mis en examen pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs ; certains sont en détention provisoire. L’instruction, confiée à des juges lyonnais, est longue ; la famille de la victime a demandé l’audition d’Arnault pour association de malfaiteurs, et le député a été entendu récemment par la sous-direction antiterroriste.
Dans ce contexte, Bexon s’est distingué par la profondeur de son suivi. Il affirme être le seul journaliste à avoir recueilli les témoignages de la plupart des victimes présentes ce jour-là (18 témoignages). Il a publié des photographies inédites des agressions visant les militantes Némésis, consulté la version finale du rapport d’autopsie (qui confirme la mort due aux coups, avec des lésions liées notamment à des gants coqués), obtenu des éléments de vidéosurveillance et des notes de renseignement.
Ses articles et interventions médiatiques (notamment sur Europe 1 avec Christine Kelly et sur Radio Courtoisie) proposent un récit minute par minute des faits, relèvent des dysfonctionnements dans la chaîne des secours, pointent des asymétries dans les auditions et perquisitions, et contestent certains narratifs médiatiques présentés comme une simple « rixe qui a mal tourné ». Il a aussi mis en lumière des précédents impliquant des proches d’Arnault et des liens objectifs entre plusieurs mis en cause et la Jeune Garde.
Récemment, Raphaël Arnault a déposé plainte contre lui, dans le but, selon Bexon, d’empêcher la description de ces liens. Le journaliste continue d’appeler à contributions sous le secret des sources et publie régulièrement des mises à jour sur X (@jean_bexon) et sur Boulevard Voltaire.
Pourquoi il fait référence
Dans un dossier marqué par des batailles de récits, des documents partiels diffusés et une forte polarisation politique, le travail de Jean Bexon se distingue par sa continuité, son accès privilégié aux victimes et à des pièces du dossier, et sa capacité à croiser témoignages, images et éléments judiciaires. Il n’est pas le seul à écrire sur l’affaire, mais il est celui dont le suivi est le plus dense et documenté du côté français sur les aspects factuels et procéduraux.
Pour suivre l’évolution de l’instruction et les révélations liées à cette affaire, ses publications restent une source de référence incontournable.