CGT

La CGT est financée principalement par les cotisations de ses adhérents (environ 65 % de ses ressources globales), complétées par des subventions (environ 23 %), des recettes liées à la formation syndicale (environ 8 %) et d’autres ressources diverses.

1. Cotisations syndicales (ressource principale)

Selon le rapport financier présenté au 54e congrès de la CGT (couvrant les exercices 2022-2024), les cotisations représentent près des deux tiers des ressources de l’organisation (environ 65 %). C’est la ressource considérée comme essentielle pour garantir son indépendance vis-à-vis du patronat et des pouvoirs publics.

  • Le taux statutaire est de 1 % du salaire net (toutes primes comprises), ou 0,50 % pour les pensions/retraites.
  • En 2024, le montant moyen du « timbre » (cotisation) s’établissait à 13,35 €.
  • Les cotisations collectées ont progressé pour atteindre environ 84,6 millions d’euros en 2024 (contre 79 millions en 2022).

Une partie des cotisations est mutualisée (via CoGeTise et le Fonds National Interprofessionnel) et redistribuée entre la confédération, les fédérations, les unions territoriales et les syndicats.

2. Subventions (environ 23 %)

Ces financements concernent des missions spécifiques (participation à des instances nationales, prévention, dialogue social, etc.). Ils ne sont pas présentés comme des « cadeaux », mais comme la contrepartie de missions d’intérêt général.

Une source importante est l’AGFPN (Association de gestion du Fonds paritaire national), qui finance le dialogue social :

  • Le fonds est alimenté principalement par une contribution des employeurs (0,016 % de la masse salariale) et une subvention de l’État (environ 32-35 millions d’euros selon les années).
  • En 2023, l’AGFPN a distribué environ 147,2 millions d’euros aux organisations syndicales et patronales. La CGT en a reçu environ 20,6 millions d’euros (deuxième derrière la CFDT).
  • En 2024, le montant total distribué a augmenté (environ 161,5 millions d’euros nets).

3. Formation syndicale (environ 8 %)

Une partie des recettes provient de la formation des élus et mandatés (notamment CSE/CSSCT). Certaines formations sont financées par les employeurs ou les comités sociaux et économiques (CSE), ce qui constitue un droit acquis.

4. Autres ressources

Dons, initiatives financières, ventes de goodies, partenariats avec des prestataires, etc. Ces ressources restent minoritaires.

Éléments complémentaires

  • Moyens non monétaires : décharges syndicales (temps de travail libéré et payé pour l’activité syndicale), locaux parfois mis à disposition par les employeurs ou les collectivités, etc. Ces éléments ne figurent pas dans les budgets financiers mais constituent un soutien important.
  • Les comptes de la confédération ont été déficitaire ces dernières années (5,3 M€ en 2022, 2 M€ en 2023, 0,5 M€ en 2024), avec une amélioration progressive et une prévision d’excédent pour 2025. La CGT cherche à renforcer le poids des cotisations pour limiter sa dépendance aux financements externes.

En résumé, la CGT met en avant les cotisations comme pilier de son indépendance, tout en bénéficiant de financements publics et paritaires liés à ses missions de représentation et de dialogue social, comme les autres grandes confédérations syndicales françaises.

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