Non, l’ONU en tant qu’organisation n’a pas pris officiellement la défense de Rima Hassan.

Cinq rapporteurs spéciaux mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ont en revanche adressé fin juin 2026 une lettre au gouvernement français, rendue publique le 31 août 2026. Ils y expriment leurs « vives préoccupations » face aux nombreuses procédures engagées contre l’eurodéputée LFI, estimant qu’elles « semblent témoigner d’un harcèlement judiciaire et politique » et pourraient s’inscrire dans une répression des voix favorables aux droits des Palestiniens.

Ces experts (chargés notamment de la liberté d’expression, des libertés dans la lutte antiterroriste, de l’indépendance des juges, etc.) ont été saisis par Rima Hassan et ses avocats. Les articles précisent clairement qu’ils ne s’expriment pas au nom de l’ONU.

Contexte judiciaire

Rima Hassan doit comparaître les 19 et 20 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour apologie du terrorisme. Il lui est reproché un post X de mars 2026 citant Kōzō Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de l’aéroport de Lod (Tel-Aviv) en 1972 (26 morts). Le procès initialement prévu en juillet a été renvoyé. D’autres procédures ont été ouvertes contre elle ; plusieurs ont été classées sans suite.

En résumé : il s’agit d’une intervention d’experts indépendants du système onusien des droits de l’homme, pas d’une prise de position officielle de l’Organisation des Nations unies.

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