
Le taux de mortalité infantile en France (décès avant 1 an pour 1 000 naissances vivantes) se situe au-dessus de la moyenne de l’Union européenne et figure parmi les plus élevés des pays de l’UE, avec une tendance à la hausse depuis le début des années 2010 alors qu’il continue de baisser ailleurs en Europe.
Selon l’Insee (données 2024), le taux français atteint 4,1 ‰ (environ 2 700 décès d’enfants de moins d’un an). Il était de 3,5 ‰ en 2011 et a augmenté progressivement (4,0 ‰ en 2023). Cette hausse concerne surtout la mortalité néonatale (1 à 27 jours de vie, passée de 1,5 ‰ à environ 2,0 ‰) ; les décès le jour de la naissance et en période post-néonatale (28 jours à 1 an) sont restés plus stables.
Comparaison européenne
- Moyenne UE : environ 3,3 ‰ en 2023 (et autour de 3,3-3,5 ‰ selon les sources récentes pour 2023-2024). La France dépasse cette moyenne de façon continue depuis 2015.
- Classements récents : la France se situe souvent autour de la 20e-23e place sur 27 pays de l’UE (par ex. 23e en 2022 selon l’Ined). Elle est nettement moins bien classée que les pays nordiques (Finlande ~1,8-2,0 ‰, Suède ~2,0-2,5 ‰), l’Italie, l’Espagne, l’Estonie, etc., et comparable ou légèrement meilleure que certains pays d’Europe de l’Est (Roumanie, Bulgarie, Malte, Slovaquie plus élevés).
- Exemples de taux (données Ined/Eurostat autour de 2022-2024, approximatifs) : Finlande ~2,0 ; Italie ~2,3 ; Espagne ~2,6 ; Allemagne ~3,2 ; moyenne UE ~3,3 ; France ~4,0-4,1 ; certains pays de l’Est >4,5-6.
Les comparaisons internationales demandent de la prudence en raison de possibles différences de déclaration (naissance vivante vs mort-né, seuils de viabilité), mais les sources officielles (Insee, Eurostat, Ined, rapports IGAS) confirment le retard relatif de la France et l’interruption de la baisse observée ailleurs.
Lien avec les hôpitaux / soins périnatals
La majorité des décès infantiles (surtout néonataux) surviennent en période hospitalière ou sont liés aux soins autour de la naissance (prématurité, malformations, complications). Des indicateurs connexes comme la mortalité néonatale et périnatale montrent également une position médiocre de la France en Europe (souvent autour de la 16e-22e place selon les rapports Euro-Peristat ou Cour des comptes/IGAS), avec des préoccupations sur l’organisation des soins (capacités en néonatologie, disparités territoriales, etc.). Les taux ultramarins (DROM) sont nettement plus élevés que en métropole, ce qui tire la moyenne nationale vers le haut.
En résumé, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne et dans le tiers inférieur des classements de l’UE pour la mortalité infantile, avec une évolution défavorable par rapport à la plupart de ses voisins. Les données les plus récentes et détaillées proviennent de l’Insee (2024-2025) et d’Eurostat/Ined.