
Le dernier scandale qui touche Bally Bagayoko (maire LFI de Saint-Denis) est une plainte déposée le 7 août 2026 par l’association AC!! Anti-Corruption pour des soupçons de détournement de fonds publics, d’emploi fictif et de cumul irrégulier d’activités.
Cette plainte contre X a été adressée au Parquet national financier (PNF). Elle fait suite à un article du Canard enchaîné (paru autour du 5-6 août 2026) intitulé « Le ticket gagnant de Bally Bagayoko ». L’article détaille qu’avant son élection à la mairie en mars 2026, il aurait longtemps cumulé un poste de cadre à la RATP (recrutement en 2000 sans concours ni entretien, horaires « élastiques », salaire dépassant les 6 000 €/mois avec primes) avec des mandats locaux (adjoint au maire, puis un temps vice-président du conseil départemental).
Après la perte de son mandat départemental en 2015, le conseil municipal (alors dirigé par le PCF) aurait fortement augmenté ses indemnités d’adjoint (+102 %). L’association souligne que le cumul de deux emplois publics à temps plein est en principe prohibé (sauf autorisation expresse) et que si le poste RATP n’était pas réellement exercé à plein temps, cela constituerait une utilisation indue de fonds publics. La plainte vise aussi d’éventuels faits de prise illégale d’intérêts, favoritisme et manquement à la probité.
Bally Bagayoko s’est dit « serein » face aux accusations. Dans des déclarations rapportées le 8 août, il évoque une « volonté de [le] discréditer politiquement » et indique rester concentré sur son mandat tout en se réservant le droit de faire valoir ses droits. La RATP s’est déclarée « très sereine ». Aucune décision judiciaire n’a encore été prise à ce stade (il s’agit de soupçons et d’une plainte en cours d’examen).
C’est l’affaire la plus récente et la plus médiatisée au 8 août 2026. Des polémiques antérieures (liens présumés avec des frères condamnés pour trafic de drogue en juillet, attaques racistes après son élection en mars, annulation de l’élection de ses adjoints en juillet) sont plus anciennes.
